- La demande d’obligations du Trésor américain atteint un niveau record avec un afflux de 19 milliards de dollars.
- Les banques centrales étrangères réduisent leurs avoirs en bons du Trésor américain et adoptent l’or.
La demande d’obligations du Trésor américain a atteint des niveaux historiques la semaine dernière. C’était lorsque les investisseurs ont envoyé 19 Md$ dans les fonds du Trésor. Ils ont ainsi dépassé à la fois les recors de mars 2023 et la hausse de 14 Md$ au début de la pandémie de COVID-19.
Cette augmentation de la confiance des investisseurs dans les obligations d’État américaines est justifiée, surtout si l’on considère les 19 Md$investis au cours de la semaine. Pendant cette même semaine, la moyenne sur quatre semaines fut de 7 milliards de dollars. Cette demande élevée d’obligations découle d’une baisse de 30 points de base du rendement du Trésor américain à 30 ans. Elle indique que les investisseurs considèrent les obligations comme des instruments financiers réduisant le risque.

Les banques centrales étrangères réduisent leurs avoirs en titres du Trésor américain à 23 %
Les investisseurs privés ont alimenté la demande de bons du Trésor américain. Dans le mêm temps, les banques centrales étrangères ont procédé à des changements notables dans leurs portefeuilles. Selon des données récentes, les banques centrales étrangères ne détiennent plus que 23 % de la dette publique américaine. Soit le niveau le plus bas depuis 22 ans.
Il s’agit d’un changement important, probablement lié aux tensions actuelles dans les relations commerciales. Notamment, il y a les différends tarifaires entre les États-Unis et d’autres puissances mondiales qui ont induit ce changement. Par ailleurs, le pivot des banques centrales étrangères contraste fortement avec les mouvements du secteur privé. Ce flux réduit les avoirs du privé dans un contexte de changements géopolitiques et économiques plus larges.
La baisse de participation des banques centrales étrangères coïncide avec un regain d’intérêt pour l’or. De même, la part des bons du Trésor recule, illustrant une tendance mondiale à s’éloigner du dollar.
Le Bitcoin gagne en popularité alors que la valeur de l’or augmente
Parallèlement aux obligations du Trésor américain, la part de l’or dans les réserves mondiales a fortement augmenté. Elle atteint aujourd’hui 18 %, son niveau le plus élevé depuis 26 ans. Cette augmentation s’inscrit dans le cadre d’une tendance plus large à la dédollarisation, de nombreuses banques centrales augmentant leurs réserves d’or. La Chine, par exemple, a doublé ses réserves d’or depuis 2023. Désormais, elle détient 7,1 % de ses réserves en or. Par conséquent, l’or a gagné en attrait en tant qu’actif stable en période d’incertitude financière.
La préférence croissante pour les actifs protecteurs comme l’or crée des conditions favorables pour le Bitcoin. Rappelons-le, certains considèrent ce BTC comme une cryptomonnaie analogue à l’or physique. Au cours de la pandémie de 2020, le Bitcoin est passé de 9 000 dollars à près de 60 000 dollars au début de 2021 en raison de l’incertitude du marché. La détente des rendements des bons du Trésor, combinée au refus des banques centrales de soutenir le dollar, crée un terrain favorable à une hausse du Bitcoin.
En 2023, la cryptomonnaie a grimpé de 47 %, affirmant son rôle de valeur refuge.
À l’inverse, le Nasdaq a reculé de 8,7 %, soulignant l’écart de performance.
Le marché du bitcoin pourrait rencontrer des obstacles si une récession économique se produisait sur les marchés financiers mondiaux en 2025. L’incertitude du marché obligerait les investisseurs à choisir des actifs liquides et traditionnels comme valeurs refuges. Ils n’y verraient plus des opportunités spéculatives comme avec le Bitcoin. Les perspectives haussières du BTC dépendent des développements économiques entre les banques centrales. Ils déterminent le sentiment du marché.






