- Le projet de loi de l’Oklahoma permet d’investir jusqu’à 5 % des fonds de l’État dans le bitcoin.
- D’autres États, comme le Texas et l’Ohio, sont en train d’introduire une législation similaire sur les actifs numériques.
La Chambre des représentants de l’Oklahoma a adopté le Strategic Bitcoin Reserve Act (HB 1203). C’est une des premières étapes dans l’exploration des actifs numériques par l’État. Ce projet de loi, qui a reçu 77 voix pour et 15 contre, doit encore être examiné par le Sénat de l’État avant de devenir une loi. Il vise à investir les fonds de l’État dans le bitcoin, dans le but de renforcer la stabilité financière et de se prémunir contre l’inflation.
Principales dispositions de la loi sur la réserve stratégique de bitcoins
Le projet de loi, largement soutenu par les législateurs républicains, permet à l’État d’investir dans des actifs numériques. Il va toutefois, cibler les cryptos dont la capitalisation boursière dépasse 500 millions de dollars. Initialement, la proposition comprenait une disposition permettant d’investir jusqu’à 10 % des fonds de l’État dans les cryptomonnaies. Cependant, cette disposition a été amendée et ramenée à un plafond de 5 %. Le représentant de l’État Cody Maynard, un républicain de Durant, a tenu à souligner un point important sur cette disposition. Il précise que l’amendement a été fait pour s’assurer que les investissements dans les actifs numériques ne dépasseraient pas cette limite.
Ainsi, le projet de loi autorise le trésorier de l’État à investir des fonds dans des actifs numériques approuvés à partir des comptes de l’État. Cette démarche stratégique va permettre de renforcer la position financière de l’État en réponse aux incertitudes économiques.
Le projet de loi de l’Oklahoma passe au Sénat après une opposition limitée
Le projet de loi a rencontré peu d’opposition de la part des républicains. Mais, il s’est heurté à la résistance des démocrates à la Chambre des représentants. Le représentant de l’État Andy Fugate s’est inquiété de l’absence d’une disposition sur le rééquilibrage. Toutefois, il a tout de même soutenu le projet de loi. Quant à la représentante de l’État Melissa Provenzano, elle demande si les retraités pouvaient se retirer des investissements dans les cryptomonnaies. En réponse, le député Maynard précise que les retraités n’auraient pas la possibilité d’exclure les actifs numériques de leurs portefeuilles d’investissement.
Après avoir été adopté par la Chambre des représentants, le projet de loi sera transmis au Sénat de l’Oklahoma pour un examen plus approfondi et une éventuelle adoption. S’il est approuvé, l’Oklahoma pourrait devenir l’un des premiers États à intégrer le bitcoin et d’autres actifs numériques dans sa trésorerie.
Les États adoptent le bitcoin dans le cadre d’une tendance croissante en matière d’actifs numériques
Par ailleurs, d’autres États prennent des mesures similaires. En novembre 2024, la Pennsylvanie a présenté un projet de loi permettant d’investir jusqu’à 10 % des principaux fonds de l’État dans le bitcoin. Décembre 2024, c’est au tour du législateur Texan Giovanni Capriglione de proposer un projet de loi similaire. AVec ce dernier, il espère créer une réserve de bitcoins pour l’État. Il y a aussi le représentant de l’Ohio, Derek Merrin, qui a l’ambition d’introduire l’Ohio Bitcoin Reserve Act. Ainsi, son Etat peut établir un fonds Bitcoin séparé au sein du trésor public.
En outre, le New Hampshire a proposé une loi autorisant son trésorier d’État à investir dans les actifs numériques. Cet Etat va mêem plus loin, il veut aussi miser sur des pratiques telles que le prêt et la mise en gage. Le président Donald Trump prévoit également de conserver 198 000 bitcoins saisis dans un cadre similaire. Sa stratégie, plus large, vise à intégrer les actifs numériques dans les systèmes financiers des États.







