• Arthur Hayes doute que les États-Unis achètent de Bitcoin. Il invoque des risques politiques et des contraintes fiscales.
  • La perception de la culture Bitcoin par le public entrave les initiatives d’investissement sérieuses du gouvernement.
  • Arthur Hayes prévoit que la domination du BTC pourrait atteindre 70 %, tandis que d’autres estiment que le taux pourrait être moins élevé.

Selon Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, c’est peu probable que le gouvernement américain achète activement des Bitcoins pour renforcer une réserve numérique stratégique. Les États-Unis détiennent déjà près de 200 000 Bitcoins saisis dans le cadre d’affaires civiles et pénales. Toutefois, Arthur Hayes affirme que la vision politique et la dette nationale élevée du pays rendent l’accumulation future irréaliste.

Il pense que les opinions courantes sur la culture du Bitcoin dissuadent encore plus les décideurs politiques de prendre des mesures audacieuses en matière d’investissement dans les cryptomonnaies. Le célèbre stéréotype c’est celui des « Bitcoin bros » tape-à-l’œil qui font la fête dans les boîtes de nuit.

Par ailleurs, M. Hayes a expliqué que le seul moyen réaliste pour les États-Unis de maintenir une réserve BTC serait de conserver des actifs déjà saisis. Il ne peuvent de façon realiste pas procéder à de nouveaux achats. De plus, l »idée d’imprimer plus d’argent pour acheter des Bitcoins se heurte aux contraintes budgétaires actuelles. En particulier dans un pays dont le déficit ne cesse de croître. Par conséquent, il doute qu’un élu puisse risquer sa réputation en annonçant une telle politique. En effet, les politiciens craignent une réaction négative du public liée à l’image souvent flamboyante de Bitcoin.

Des récits sur le Bitcoin qui s’opposent aux ambitions politiques des États-Unis

La perception du public des États-Unis sur le Bitcoin a un rôle important dans l’élaboration de la politique fiscale. Mr Hayes a souligné que le récit populaire entourant la culture du Bitcoin pourrait rendre l’investissement sérieux politiquement toxique. En outre, on représente souvent les investisseurs en Bitcoins comme des dépensiers insouciants. Ce vision des choses contraste fortement avec le ton discipliné attendu dans les stratégies financières des gouvernements.

En outre, M. Hayes estime que l’accumulation de Bitcoins par les pouvoirs publics provoquerait une onde de choc sur les marchés mondiaux. Si les États-Unis commençaient à acheter de manière agressive, cela pourrait déclencher un effet domino, obligeant d’autres pays à suivre. Toutefois, ce type de réaction en chaîne reste hypothétique pour l’instant.

Selon les données actuelles, les États-Unis détiennent 198 012 BTC, d’une valeur de plus de 18 milliards de dollars. Ce stock provient de saisies importantes, notamment d’actifs récupérés lors du piratage de Silk Road et de Bitfinex. Bien que cette réserve existe, l’étendre davantage semble politiquement et économiquement irréalisable dans les conditions actuelles.

La domination du Bitcoin et le débat sur la saison des altcoins

Du côté du marché, M. Hayes a commenté le comportement cyclique du Bitcoin et des altcoins. Il prévoit un retour au schéma d’avant 2021, où le Bitcoin dominait, puis se transformait en gains pour les altcoins. Par ailleurs, Arthur prévoit que la domination du Bitcoin atteindra à nouveau 70 %, un niveau qui n’a pas été atteint depuis des années.

Cependant, d’autres analystes ne sont pas d’accord. Benjamin Cowen, fondateur d’Into The Cryptoverse, prévoit un plafond à 60 %. De même, Ki Young Ju, PDG de CryptoQuant, a noté un changement dans le comportement de l’altseason. Cette saison des altcoins est désormais davantage motivé par les volumes d’échanges de stablecoins que par les sorties de Bitcoins.

À l’heure où nous mettons sous presse, le Bitcoin s’échange à 96 036,77 dollars. Sa capitalisation boursière dépasse 1 900 milliards de dollars. Néanmoins, sa prédominance et son utilisation future dans les réserves nationales restent fortement débattues, tant sur le plan politique qu’économique.